Black and White
Black and White
A German Outfit
Black shorts and a white shirt with an eagle on the chest: the German national team is known worldwide for this look. It is no coincidence that these particular colours have become part of sporting tradition. After all, they are a recurrent theme since the early days of the national team and its first official international matches in 1908.
These colours date back to the era of the German Empire. Its colours – black, white and red – also characterise the German team kit. Colour photographs of the early matches are lacking, but contemporary reports provide what the cameras did not capture. The sports magazine Kicker describes ‘the national kit’ at its premiere as follows: ‘Black shorts and socks… white sleeves, crimson across the torso, the imperial eagle on a white background across the chest’.
In terms of fashion, it was solemn but not really sporty. In Basel, Germany lost 3–5 to Switzerland, followed by a 1–5 defeat against England in Berlin.
On the 26th of March 1911, the German team played against Switzerland for the first time, in a kit that we would now describe as a classic: a white shirt with black trousers. The match ended 6–2, and the Germans subsequently often chose this colour combination. In the 1920s, it became fully recognised, although Germany politically adopted different colours for its flag.
During the Weimar Republic, black, red and gold stood for democracy. The colours of the German Empire were the symbol of many opponents of the republic. During the Nazi era, the regime once again adopted black, white and red colours.
On the pitch, however, the white shirt with black shorts remained as a symbol of continuity – even when black, red and gold were chosen for the flag of the newly founded Federal Republic in 1949. Nowadays, the kit is less a symbol of the state than a means of identification. Thus, black and white stand for football made in Germany.
At times, some degree of flexibility is required regarding fashion. If the opponent wears similar colours and has priority when it comes to choosing their kit, the German team has to adapt. This results in shirts that sometimes being a practical solution, sometimes a stylistic experiment, and sometimes even become the symbol of a new beginning.
Even in the early days of football, the chart of colour was already more varied than later tradition would suggest. In 1909, Germany went on the pitch in Oxford wearing shirts with vertical stripes of white and a dark colour. Shortly afterwards, the team wore a black shirt with white shorts in Budapest. In April 1911, a red kit with black shorts followed in Berlin. It became the standard alternative. Between 1920 and 1942, Germany switched to a red shirt on ten occasions in 168 international matches, mostly against England or Poland.
The team from the Federal Republic of Germany played in green for the first time on the 17th of June 1951 in Berlin. The 1–2 defeat facing Türkiye was a disillusioning start, but in the very next match in Vienna the team won in green and white, the colour became a lucky charm: The 6–1 victory in the 1954 World Cup semi-final against Austria, the first win at London’s Wembley Stadium in 1972, the 1972 European Championship semi-final against Belgium, the 4–2 victory against Sweden at the 1974 World Cup and the dramatic 1990 World Cup semi-final against England are all ‘green’ victories.
Other variations remain mere footnotes: all in white for the ‘water fight’ against Poland at the 1974 World Cup, charcoal grey at the 2002 World Cup in South Korea and Japan, and black at the 2010 World Cup in South Africa.
National coach Jürgen Klinsmann opted for red in 2004 to project a more aggressive image ahead of the home World Cup, and in the 7–1 World Cup semi-final victory against Brazil in 2014, Germany shone in red and black. The extravagant pink-and-purple German kit for Euro 2024 sold out in record time, despite a massive backlash on social media.
No colour guarantees success, but all the alternative colours highlight the power of habits. Thus, black and white remains the custom to which every divergency is compared.
Noir et blanc
un uniforme allemand
Un short noir et un maillot blanc, l’aigle sur la poitrine. C’est un style que le monde entier associe avec l’équipe allemande. Ces couleurs ne se sont pas imposées par hasard, elles retracent l’histoire depuis les débuts de la sélection et de ses premiers matchs internationaux en 1908.
Ces matchs datent de l’époque de l’empire. Ses couleurs : le noir, le blanc et le rouge vont aussi marquer le vestiaire de la Mannschaft. Certes, il n’y a pas de photos en couleur des premières rencontres mais des témoignages d’époque décrivent ce que nous ne voyons pas. Le magazine sportif « Kicker » décrit la tenue des joueurs de la façon suivante : « des shorts et des chaussettes noires… manches blanches, poitrine rouge carmin coiffée de l’aigle impérial sur fond blanc. »
C’est une mode solennelle, pas vraiment sportive. À Bâle l’Allemagne perd (3-5) contre la Suisse, suivi d’un 1 à 5 contre l’Angleterre à Berlin.
Le 26 mars 1911, la Mannschaft joue dans sa tenue « classique » pour la première fois. Les joueurs portent un maillot blanc et un short noir. Le match se termine sur un 6-2 et l’équipe reprendra souvent ce coloris. Elle finira par s’imposer définitivement dans les années 1920, alors même que le drapeau allemand prend d’autres couleurs. Pendant la République de Weimar le noir, le rouge et l’or symbolisent la démocratie, les couleurs de l’empire sont celles des opposant·e·s à la République. Durant l’ère nazie le régime se tourne à nouveau vers le noir, le blanc et le rouge, mais l’association maillot blanc et short noir assure la continuité sur le terrain, même lorsqu’en 1949 le noir, le rouge et l’or s’associent sont choisis pour orner le drapeau de la nouvelle République Fédérale.
Aujourd’hui le maillot est davantage signe distinctif que symbole national. Le noir et le blanc représentent le football « Made in Germany. »
Parfois il faut aussi faire preuve de flexibilité. Lorsque l’adversaire porte des couleurs similaires et se trouve prioritaire dans son choix de tenue. Ainsi, certains maillots sont le fruit d’une décision pragmatique, d’autres sont des expériences stylistiques ou parfois même le signe d’un nouveau départ. Dès les débuts la palette de couleurs est plus variée que ce que la tradition pourrait laisser supposer. En 1909 à Oxford, l’Allemagne fait son entrée avec des maillots à rayures verticales blanches sur fond sombre. Peu de temps après à Budapest, l’équipe porte un maillot blanc avec un short noir. En avril 2011 à Berlin, le maillot est rouge et associé à un short noir, il devient le maillot extérieur courant. Entre 1920 et 1942, sur 168 matchs internationaux, l’équipe allemande a joué dix fois en rouge, le plus souvent contre l’Angleterre ou la Pologne.
La première apparition en vert date du 17 juin 1951 à Berlin. Le premier match, une défaite (1-2) contre la Turquie, marque un début décevant, mais lors du match suivant à Vienne l’équipe en vert et blanc gagne et cette couleur lui portera bonheur. La victoire (6-1) en demi-finale du mondial 1954 face à l’Autriche, premiers succès au stade de Wembley à Londres en 1972, demi-finale du championnat d’Europe en 1972 contre la Belgique, victoire (4-2) contre la Suède pendant la Coupe du monde de 1974 et enfin la spectaculaire demi-finale pendant la Coupe du monde 1990 contre l’Angleterre. Tous ces matchs sont marqués de vert.
D’autres variantes ne sont choisies que momentanément : le « tout en blanc » lors de la « bataille d’eau » du mondial 1974 contre la Pologne, le gris anthracite pendant la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud et au Japon, le noir lors du mondial en Afrique du Sud en 2010. En 2004, le sélectionneur Jürgen Klinsmann mise sur le rouge pour plus d’agressivité avant le mondial à domicile. Lors de la demi-finale (7-1) contre le Brésil en 2014, l’Allemagne s’illustre en rouge et noir. Le maillot de l’Euro à domicile en 2024, quelque peu extravagant en rose et violet, sera vendu en temps record, malgré un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.
Aucune couleur n’est garante de la victoire mais quel que soit le choix les habitudes sont bien ancrées. Tous les maillots sont systématiquement comparés avec la tenue noire et blanche.
Negro y blanco: un uniforme alemán
Unos pantalones cortos negros y una camiseta blanca con el águila en el pecho: la selección alemana es conocida en todo el mundo por este look. No es casualidad que precisamente estos colores se convirtieran en una tradición deportiva. Es un hilo conductor desde los inicios de la selección nacional y sus primeros partidos internacionales oficiales en el año 1908. Es la época del Imperio con sus colores: negro, blanco y rojo, entonces también marcan el vestuario de la selección alemana. No hay fotografías en color de los primeros partidos, pero los relatos de la época nos revelan lo que las cámaras no captaron. La revista deportiva «Kicker» describe «la coleción nacional» en su debut así: «Pantalones cortos y calcetines negros… mangas blancas, pecho rojo carmín con el águila imperial sobre un fondo blanco». En cuanto a la moda, era un look solemne pero no tanto deportivo. En Basilea, Alemania pierde por 3-5 contra Suiza; a continuación, en Berlín, cae por 1-5 ante Inglaterra.
El 26 de marzo de 1911, la selección alemana juega por primera vez contra Suiza con indumentaria que hoy en día calificamos de «clásica»: una camiseta blanca con pantalones cortos negros. El partido termina 6-2 y, a partir de entonces el equipo recurre con frecuencia a esta combinación de colores. En la década de 1920 se consolida por completo, aunque Alemania adopte otros colores como símbolo politíco. En la República de Weimar, el negro, el rojo y el dorado representan la democracia; los colores del Imperio son el símbolo de muchos opositores a la República. En la época del nacionalsocialismo, el régimen vuelve a recurrir al negro, blanco y rojo.
Sin embargo, sobre el césped, la equipación blanca con pantalones cortos negros sigue aportando una continuidad visual, incluso cuando el negro, el rojo y el dorado se convierten en 1949 en la bandera de la recién fundada República Federal. Hoy en día, la camiseta no tanto es símbolo estatal sino que fomenta el reconocimiento. Así, el negro y el blanco simbolizan el fútbol «made in Germany».
En ocasiones, también se requiere flexibilidad en materia de moda. Cuando el rival lleva colores similares y tiene prioridad a la hora de elegir la equipación, la selección alemana debe cambiar de color. Así surgen camisetas que a veces son una solución práctica, otras veces un experimento estilístico y en ocasiones incluso se convierten en símbolo de nuevo comienzo. Ya en la época pionera, la paleta de colores era más variada de lo que la tradición posterior podría hacer suponer. En 1909, Alemania jugó en Oxford con rayas verticales blancas y de un color oscuro; poco después, el equipo lució una camiseta negra con pantalones cortos blancos en Budapest. En abril de 1911, en Berlín, se estrena una equipación roja con pantalones cortos negros, que se convierte en la alternativa habitual. Entre 1920 y 1942, Alemania recurre diez veces a la camiseta roja en 168 partidos internacionales, sobre todo contra Inglaterra o Polonia.
La selección alemana viste de verde por primera vez el 17 de junio de 1951 en Berlín. La derrota por 1-2 ante Turquía primero manda una señal desalentadora, pero ya en el siguiente partido, en Viena, el equipo gana con la equipación verde y blanca, y ese color se convierte en un talismán: el 6-1 en la semifinal del Mundial de 1954 contra Austria, la primera victoria en el estadio de Wembley de 1972, la semifinal de la Eurocopa de 1972 contra Bélgica, el 4-2 contra Suecia en el Mundial de 1974 y la dramática semifinal del Mundial de 1990 contra Inglaterra son victorias «verdes».
Otras variantes solo se quedan un tiempo: totalmente de blanco en la «batalla del agua» del Mundial de 1974 contra Polonia, antracita en el Mundial de 2002 en Corea del Sur y Japón, y negro en el Mundial de 2010 en Sudáfrica. En 2004, el seleccionador alemán Jürgen Klinsmann apostó por el rojo para transmitir más agresividad antes del Mundial en casa, y en el 7-1 de la semifinal del Mundial contra Brasil en 2014, Alemania brilló con la camiseta roja y el negra. En cuanto a la extravagante equipación rosa-violeta de la Mannschaft para la Eurocopa de 2024 se agota en un tiempo récord, a pesar de un linchamiento digital en las redes sociales.
Ningún color garantiza el éxito, pero todos los colores alternativos demuestren el poder de la costumbre. Así, el blanco y negro sigue siendo la norma, con la que se comparen todas las excepciones.
COMENTARIO ARRIBA A LA DERECHA
La historia de los partidos internacionales de Alemania comienza el 5 de abril de 1908 con una derrota por 3-5 ante Suiza. La selección de la Federación Alemana de Fútbol lleva camisetas rojas y blancas con un gran águila imperial y pantalones cortos negros. Los jugadores viajan por cuenta propia y no se encuentran hasta el día del partido.
COMENTARIO EN EL MEDIO A LA DERECHA
Lothar Matthäus tras el 1-1 contra Colombia en el Mundial de 1990 en Italia. La República Federal se proclama campeona del mundo, y la camiseta pasa a la historia. Hasta hoy se considera un icono del diseño futbolístico y sirve de inspiración para la camiseta alemana del Mundial de 2026.
COMENTARIO ABAJO EN LA IZQUIERDA
El capitán del equipo, Franz Beckenbauer llevando puesta la camiseta alternativa del Mundial de 1974. En su camino hacia el título, la selección alemana juega dos veces de verde y en ambas ocasiones el color les da suerte: en Hamburgo contra Australia (2-0) y en Düsseldorf contra Suecia (4-2).