Shirt and Lifestyle
Shirt and Lifestyle
Clothes make the wo/man
The fans are singing and cheering in London’s Wembley Stadium. US singer Sabrina Carpenter arrives on stage. It is early summer 2024 and the European Football Championship is starting in Germany. Images showing shirts, flags and national colours are everywhere. Carpenter performs her songs and eventually slips a white England shirt over her Versace mini-dress. For one moment, pop music, football culture and fashion unite.
Creating a connection is part of a shirt’s function, but it divides as well: in the 1830s already, as stated in the memoirs of a pupil from Winchester College in southern England. He writes that the ‘College Boys’ wear blue while the ‘Commoners’ wear red jerseys. It’s one of the earliest references to colourful kits in football. The colours help to organise the crowds running on the green turf.
Almost 200 years separate Winchester and Carpenter, and right up until the 1970s, wearing football shirts remain the players’ prerogative. During the 1954 World Cup final, for example, spectators – mostly male – dressed almost uniformly in coats and hats, admire the skills displayed by the Western Germany team wearing their black-and-white kit.
Same at the 1974 World Cup final in Munich’s Olympic Stadium, where there is virtually no chance to spot spectators wearing football shirts. This will only change with the increasing commercialisation of football. For a long period of time, fans have almost no possibility to acquire matching kits. In 1978, the first national team shirts from the Federal Republic of Germany go on sale. By the 1980s and 1990s, the football shirt has become the most important fan merchandise: it fosters a sense of identification and brings in cash for associations and clubs.
The unveiling of new German shirts is now no longer only related to sports, but also a fashion and design issue. Fit, colour, retro style and lifestyle compatibility also become a key consideration discussed as much as sports messages or national symbols.
A football shirt is no longer just kit or fan merchandise, but also a fashion statement. It has thus become part of fan and pop culture. Bob Marley was a professed football enthusiast. He regularly played football with his bandmates and wore football shirts and tracksuits for official engagements. In memory of the reggae icon, Adidas is launching the ‘Football is Freedom’ collection in 2026 featuring shirts, sportswear and graphics inspired by his love of football, his music and Jamaica. In the 1990s in the UK, the band Oasis cultivated a look featuring a football shirt, tracksuit top, jeans and a beer glass. It is now making a comeback as ‘Blokecore’. This fashion trend draws on the everyday attire of British football fans: vintage football shirts, baggy jeans, trainers, tracksuit tops. What appears casual is deliberately staged. ‘Blokecore’ transfers fan culture into contemporary street style and social media aesthetics and is also worn by international stars such as Dua Lipa and Bella Hadid.
Whilst on catwalks and in the streets football shirts are combined with jeans, skirts or luxury accessories, they are more strictly regulated on the pitch than ever before. At the 2026 World Cup, clothing will have a set of rules in its own right: shirts, colours, numbers, names, away kits, badges and other equipment will be checked, approved and monitored.
Thus, the history of football shirt leads from the colours of a college to the grand world stage. And of course, Sabrina Carpenter could have worn not only an England shirt at Wembley, but also a blue or red Winchester College jersey. The shirts of the ‘College Boys’ and the ‘Commoners’ in their historic colours haven’t been forgotten; they’re available to buy online as replicas for the equivalent of 49 euros.
Maillots et mode de vie
Tout un symbole
Dans le stade de Wembley à Londres, les fans chantent et crient. La chanteuse américaine Sabrina Carpenter monte sur scène. C’est le début de l’été 2024, le championnat d’Europe de football débute tout juste en Allemagne. Les images de maillots, de drapeaux et de couleurs nationales sont omniprésentes. Carpenter présente ses plus grands tubes et finit par enfiler un t-shirt blanc, le maillot de l’Angleterre, par-dessus sa robe Versace.
L’espace d’un instant, culture pop, culture foot et tendance mode se superposent.
L’une des fonctions du maillot est de créer du lien, mais il peut aussi diviser, comme dans les années 1830 au Winchester College dans le sud de l’Angleterre.
Un élève se souvient : les « College Boys » portent des maillots bleus, les « Commoners » des maillots rouges, une allusion précoce aux couleurs dans le football. Elles permettent d’ordonner les foules sur le terrain.
Presque 200 ans ont passé depuis Winchester, mais jusque dans les années 1970 le port du maillot reste réservé aux joueur·euse·s.
Lors de la finale de la Coupe du Monde 1954 par exemple, les spectateurs (presque tous des hommes), vêtus quasiment uniformément de manteaux et de chapeaux, admirent le jeu de l’équipe ouest-allemande en noir et blanc.
Même chose lors de finale du mondial 1974 dans le stade olympique de Munich, impossible d’apercevoir des supporters en maillot. Les circonstances changeront seulement avec la commercialisation croissante du jeu. Pendant longtemps il reste pratiquement impossible de s’habiller comme les joueurs.
Les premiers maillots de l’équipe nationale sont mis en vente en Allemagne de l’Ouest en 1978. Dès les années 1980 et 1990 le maillot devient le produit dérivé par excellence. Il devient un symbole d’identification et fait sonner les caisses des fédérations et des clubs.
La présentation de nouveaux maillots a depuis longtemps revêtu un tout autre caractère. Il ne s’agit plus seulement d’un événement sportif. La mode et l’esthétique jouent un rôle primordial : la coupe, les coloris, les effets rétro et sa capacité à se transformer en vêtement de tous les jours sont tout autant d’éléments qui s’ajoutent au message sportif et aux symboles nationaux.
Le maillot n’est plus simplement un équipement ou un produit dérivé mais aussi un accessoire de mode qui s’inscrit dans la culture fan et la culture pop.
Bob Marley était un amateur de football revendiqué, il jouait régulièrement avec les membres de son groupe, portait des maillots ou des survêtements lors de rendez-vous officiels.
En 2026 en hommage à l‘icône du reggae, Adidas lance la collection « Football is Freedom » (le football c’est la liberté) comprenant des maillots, des vêtements de sport et des graphismes inspirés par son amour du football, de la musique et de la Jamaïque.
Au Royaume-Uni dans les années 1990, le groupe Oasis adopte un style associant maillot, veste de survêtement, jean et pinte de bière. Ce style refait son apparition aujourd’hui sous le nom de « Blokecore ». Il s’inspire des vêtements du quotidien des supporters de foot anglais : maillot rétro, jean large, baskets, veste de survêtement. Ce style aux apparences nonchalantes est en fait savamment étudié. La tendance « Blokecore » transfère la fan culture vers celle des réseaux sociaux et de la street-wear, comme lorsqu’elle est portée par des stars internationales telles que Dua Lipa ou Bella Hadid.
Alors que sur les podiums et dans les rues on associe les maillots avec des jeans, des jupes ou des accessoires de luxe, sur le terrain les règles sont plus strictes que jamais. La Coupe du monde 2026 prévoit un ensemble de règles concernant les tenues : les maillots, les couleurs, les numéros, les noms, les kits extérieurs, les badges et tout autre pièce d’équipement sont examinés, approuvés et inspectés. Ainsi, l’histoire du maillot est passé de la couleur d’un College anglais à la grande scène internationale.
Évidemment, à Wembley Sabrina Carpenter aurait tout aussi bien pu enfiler un maillot bleu ou rouge du Winchester College. Les maillots des « College Boys » et des « Commoners » n’ont pas été oubliés, des répliques sont disponibles en ligne pour l’équivalent de 49 euros.
Camisetas y estilo de vida – Un reflejo de la persona
En el estadio de Wembley, en Londres, los aficionados cantan y gritan. La cantante estadounidense Sabrina Carpenter sube al escenario. Estamos a principios del verano de 2024 y en Alemania acaba de comenzar la Eurocopa de fútbol. Las imágenes de camisetas, banderas y colores nacionales están por todas partes. Carpenter interpreta sus éxitos y, al final, se pone una camiseta blanca de Inglaterra sobre su minivestido de Versace. Por un instante se unen la pop, la cultura futbolística y el gesto de moda. Aunque crear vínculos forma parte de la función de una camiseta, también separa: así ocurría ya en la década de 1830 en el Winchester College, en el sur de Inglaterra. En las memorias de un alumno se dice que los «College Boys» llevaban camisetas azules, mientras que los «Commoners» llevaban camisetas rojas. Es una de las primeras referencias a la ropa de juego colorida en el fútbol. Los colores aportan orden al bullicio sobre el césped. Entre Winchester y Carpenter hay casi 200 años, y hasta bien entrados los años 70, el uso de camisetas de fútbol sigue estando reservado a los jugadores y jugadoras. En la final del Mundial de 1954, por ejemplo, los espectadores, en su mayoría hombres, vestidos casi de forma uniforme con abrigo y sombrero admiran el arte del juego del equipo de la República Federal Alemana con su uniforme blanco y negro. También en la final del Mundial de 1974, en el Estadio Olímpico de Múnich, no se encuentra a espectadores con camisetas. Esto no cambia hasta la creciente comercialización del deporte. Durante mucho tiempo, es casi imposible para los aficionados vestirse con la indumentaria adecuada. En 1978 salen a la venta en la República Federal las primeras camisetas de la selección nacional. Ya en las décadas de 1980 y 1990, la camiseta se convierte en el artículo de aficionado más importante: fomenta la identificación y hace que las arcas de las federaciones y los clubes se llenen. La presentación de las nuevas camisetas de la «Mannschaft» ya hace tiempo que deja de interpretarse únicamente desde el punto de vista deportivo; también se plantean cuestiones de moda y diseño: el corte, la combinación de colores, los elementos retro y su idoneidad para llevarla en la vida cotidioana se debaten tal como los mensajes deportivos o la simbología nacional. Una camiseta ya no es solo equipamiento o un artículo de merchandising, sino también declaración de moda. Así se convierte en elemento de la cultura de los aficionados y de la cultura pop. Bob Marley era un apasionado del fútbol, jugaba al fútbol regularmente con los miembros de su banda y, en actos oficiales, llevaba camisetas y chándales. En memoria del icono del reggae, Adidas lanza en 2026 la colección «Football is Freedom» (el fútbol es libertad) con camisetas, ropa deportiva y impresiones inspiradas en su amor por el fútbol, su música y Jamaica.
En el Reino Unido, el grupo Oasis tenía en la década de los noventa un look asociando camiseta de fútbol, chaqueta de chándal, vaqueros y pinta de cerveza, que hoy resurge como «blokecore». Esta tendencia de moda se inspira en la ropa cotidiana de los aficionados al fútbol británicos: camiseta vintage, vaqueros anchos, zapatillas deportivas y chaqueta de chándal. Lo que parece casual está cuidadosamente escenificado. El «blokecore» traslada la cultura de los aficionados a la estética actual del street style y de las redes sociales, y lo lucen también estrellas internacionales como Dua Lipa o Bella Hadid. Mientras que en las pasarelas y en las calles las camisetas se combinan con vaqueros, faldas o accesorios de lujo, en el campo de juego están más reguladas que nunca. En el Mundial de 2026 la indumentaria tendrá un conjunto de normas propias: camisetas, colores, números, nombres, equipaciones alternativas, parches y demás equipamiento serán examinados, autorizados y controlados. Así, la historia de la camiseta de fútbol empieza con los colores de un colegio y finalmente llega al gran escenario mundial. Por supuesto, Sabrina Carpenter no solo podría haberse puesto en Wembley una camiseta de Inglaterra, sino también una camiseta azul o roja del Winchester College. Las camisetas de los «College Boys» y de los «Commoners» en los colores históricos no se han olvidado, sino que se pueden adquirir en línea como réplicas por el equivalente a 49 euros.
COMENTARIO ARRIBA A LA IZQUIERDA – LUL1
Innovación: Hans-Georg Schwarzenbeck en una fotografía de 1978. Para el Mundial de Argentina sale a la venta por primera vez una camiseta de la selección nacional.
COMENTARIO ABAJO A LA DERECHA – LUL2
Inspiración: Para la colección de Adidas «Football is freedom» (el fútbol es libertad), la Fundación Bob Marley pone a disposición en 2026 archivos y prendas personales del músico.