Tears and Triumphs
Tears and Triumphs
German World Cup (Hi)story
Major victories remain in both individual and collective memory, whilst the souvenir of painful defeats is less cherished. Thus, from a German perspective, the tournaments in 2022 in Qatar and 2018 in Russia belong to those to forget about. In both cases, the team was knocked out in the group stage. In 2018, as reigning world champions.
Four years earlier, the German team led by captain Philipp Lahm had won the title thanks to Mario Götze’s winning goal during extra time against Argentina and, with a 7–1 victory in the semi-final against the host Brazil. This match became an unforgettable highlight in World Cup history.
The celebration was then followed by disappointment: the defending champions finished last of their group and had to say goodbye quite early. Even in 2022, with Hans-Dieter ‘Hansi’ Flick who had replaced World Cup-winning coach Joachim ‘Jogi’ Löw two years earlier, the team did not manage to reach the knockout stages. A long dry spell for a football nation accustomed to success.
After all, four stars adorn the German shirt, just one less than record world champions Brazil can boast. German teams have reached the final twice as often as Brazil, namely eight times. For the first time in 1954, twenty years after Germany’s first World Cup appearance.
Whilst in 1930 the team had shied away from the effort and expense of a trip to the inaugural World Cup in Uruguay, the journey to Italy was considerably shorter. With a narrow victory over Austria, the team finished third in Naples. In 1938, they lost against Switzerland in the round of 16. In 1942 and 1946, the tournament did not take place because of the Second World War. In 1950, Germany – which had been divided as a result of the war – remained excluded.
In the light of this situation the triumph of 1954 takes on special significance. Nine years after the end of the war, Germany – or, more precisely, the Federal Republic – become world champions for the first time. At the Wankdorf Stadium in Bern, the team led by national coach Sepp Herberger and captained by Fritz Walter from 1. FC Kaiserslautern defeats the seemingly unbeatable Hungarians, against whom they had lost 3–8 in the group stage, by a score of 3–2. The winning goal in the final is scored by Helmut Rahn from Rot-Weiss Essen in the 84th minute, whilst goalkeeper Toni Turek from Fortuna Düsseldorf, hailed as the “god of football” by radio reporter Herbert Zimmermann, secures the title with a series of brilliant saves.
Twenty years later, the World Cup trophy is back in Germany. On the 7th of July 1974, Gerd Müller, the ‘nation’s goal machine’, scores the winning goal in Munich to seal a 2–1 victory over a strong Dutch team led by their star player Johan Cruyff. This makes people forget – if only temporarily – an unexpected defeat during the group stage. In Hamburg, the team led by captain Franz Beckenbauer lost against East Germany.
In their single World Cup participation, they managed to defeat the ‘class enemy’ 1–0 thanks to a goal scored by Jürgen Sparwasser from 1. FC Magdeburg. By the way, the West German coach Helmut Schön was born in Dresden (Eastern Germany).
Following a poor performance at the 1984 European Championship, Beckenbauer took the reins as a team captain. Two years later, his team reaches the World Cup final and loses 2–3 to Argentina in Mexico City. On the 8th of July 1990, they take their revenge in Rome. The team led by captain Lothar Matthäus wins 1–0. The decisive goal is scored by Andreas Brehme in the 85th minute thanks to a penalty. ‘Kaiser’ Franz Beckenbauer ‘the Emperor’ finally becomes the shining figure of German football. Even more so after he played a decisive role in bringing the 2006 World Cup to Germany.
Years later, the ‘architect of the World Cup’ is confronted with allegations of corruption. This casts a shadow over the memory of the ‘summer fairy tale’ in which Jürgen Klinsmann’s team finished third.
Since 2023 Julian Nagelsmann has been Germany’s national coach. At the 2024 home European Championship, his team is knocked out in the quarter-finals.
What about 2026? To paraphrase Sepp Herberger, one might say: ‘The beauty of football is that you never know how it will end’.
Crève-coeurs et consécrations
l’Allemagne en coupe du monde
es grandes victoires s’inscrivent dans la mémoire individuelle et collective, on tient moins à se souvenir des défaites douloureuses. Ainsi pour l’Allemagne, les tournois de 2022 au Qatar et 2018 en Russie feraient mieux d’être oubliés.
Lors de ces coupes du monde, la Mannschaft n’a pas passé les phases de groupes. En 2018 alors qu’elle défendait son titre de championne du monde. Quatre ans plus tôt, l’équipe menée par Philippe Lahm avait gagné la finale contre l’Argentine grâce au but de Mario Götze en prolongation et marqué l’histoire du tournoi avec un 7-1 inoubliable en demi-finale contre le Brésil, hôte du tournoi.
L’exaltation est suivie d’une déception : le tenant du titre arrive dernier de son groupe et doit boucler ses valises prématurément.
En 2022, Hans-Dieter « Hansi » Flick, qui avait pris le relais du sélectionneur champion du monde Joachim « Jogi » Löw, deux ans auparavant, ne parvient pas à faire passer son équipe en phase finale. C’est une période difficile pour les supporters habitués aux victoires.
En effet le maillot allemand arbore tout de même quatre étoiles, une de moins que le Brésil détenteur du record de victoires dans ce tournoi mondial.
L’équipe allemande a atteint la finale huit fois, soit deux fois plus que la Seleção. La première arrivée en finale allemande date de 1954, vingt ans après la première participation. Alors qu’en 1930 on avait hésité à engager les efforts et les frais nécessaires pour se rendre à la première édition de la coupe du monde en Uruguay, le trajet jusqu'en Italie est nettement plus court. Une victoire de justesse contre l’Autriche permet d’arriver troisième à Naples. En 1938, l’équipe perd contre la Suisse en huitièmes de finale. En 1942 et 1946 le tournoi est annulé à cause de la seconde guerre mondiale. En 1950 l’Allemagne, divisée à la suite de la guerre, est écartée du tournoi. Ainsi, le triomphe de 1954 à une saveur particulière. Neuf ans après la fin de la seconde guerre mondiale l’Allemagne, où plutôt la République Fédérale d’Allemagne est sacrée championne du monde pour la première fois.
Dans le stade de Suisse à Berne, l’équipe guidée par le sélectionneur Sepp Herberger et emmenée par le capitaine Fritz Walter du 1. FC Kaiserslautern, parvient à s’imposer 3-2 contre les Hongrois qu’on pensait imbattables et qui avaient gagné (8-3) contre les Allemands en phase de groupes. Le but décisif est marqué par Helmut Rahn du Rot-Weiss Essen en 84e minute, tandis que le gardien Toni Turek de Fortuna Düsseldorf, promu « Dieu du foot » par le journaliste radio Herbert Zimmermann, défend la victoire grâce à de splendides arrêts.
Vingt ans plus tard, la coupe du monde est à nouveau entre les mains ouest-allemandes. Le 7 juillet 1974, Gerd Müller le « Bombardier » allemand marque le 2-1 à Munich contre les néerlandais et leur star Johan Cruyff. Ce match occulte momentanément une défaite surprenante encaissée en phase de groupes. À Hambourg, l’équipe de Franz Beckenbauer a perdu contre celle de la RDA. Lors de sa seule participation, la République Démocratique d‘Allemagne a vaincu « l’ennemi de classe » 1-0 grâce à un but de Jürgen Sparwasser du 1.FC Magdebourg. Du reste, Helmut Schön l’entraîneur de l’équipe ouest-allemande est né à Dresde en Allemagne de l’est.
À la suite d’un bilan en demi-teinte lors du championnat d’Europe en 1984, Beckenbauer reprend les rênes et devient sélectionneur. Deux ans plus tard son équipe se retrouve en finale à Mexico, mais perd 2-3 face à l’Argentine. Le 8 juillet 1990 elle prend sa revanche à Rome. L’équipe autour du capitaine Lothar Matthäus gagne (1-0), c’est Andreas Brehme qui marque le pénalty décisif à la 85e minute. Le « Kaiser » (empereur) Franz Beckenbauer devient une figure emblématique du football allemand. D’autant plus suite à son rôle décisif dans l’octroi de la Coupe du monde 2006 à l’Allemagne.
Des années plus tard, l’artisan de la coupe du monde fait face à des accusations de corruption qui jettent une ombre sur le souvenir de l’euphorie collective vécue pendant « Sommermärchen », ce conte d’été qui avait vu la Mannschaft de Jürgen Klinsmann se placer en troisième position.
Depuis 2023, c’est Julian Nagelsmann qui entraîne l’équipe. Pendant l’Euro à domicile en 2024, son équipe est éliminée en quarts de finale. Et la Coupe du Monde 2026 ? Comme le dit Sepp Herberger « la beauté du foot, c’est qu’on ne sait jamais comment ça va finir ».
Llantos y triunfos: historia(s) alemana(s) del Mundial
Las grandes victorias permanecen en la memoria individual y colectiva, mientras que se prefiere olvidar las derrotas dolorosas. Desde este punto de vista los alemanes prefieren olvidar los torneos de 2022 en Catar y 2018 en Rusia. En ambos casos, la selección fue eliminada en la fase de grupos. En 2018, como vigente campeona del mundo. Cuatro años antes, la selección alemana, liderada por el capitán Philipp Lahm, ganó el título gracias al gol decisivo de Mario Götze en la prórroga contra Argentina y, además, con un 7-1 en la semifinal contra la anfitriona Brasil, protagonizó uno de los momentos más inolvidables de la historia del Mundial.
A la euforia le sigue la decepción: el vigente campeón tiene que hacer las maletas prematuramente tras quedar último de su grupo. En 2022 tampoco basta para clasificarse para la fase principal, bajo la dirección de Hans-Dieter «Hansi» Flick quien sustituyó al seleccionador campeón del mundo Joachim «Jogi» Löw dos años antes. Son dos golpes duros para la comunidad futbolística, acostumbrada al éxito.
De hecho cuatro estrellas adornan la camiseta alemana, solo una menos de las que puede lucir Brasil, el país con más títulos mundiales. También han llegado ocho veces a la final, dos veces más que la «Canarinha». La primera vez que lo consiguen es en 1954, veinte años después de la primera participación alemana en un Mundial.
Si en 1930 se habían esquivado el esfuerzo y los gastos de un viaje al debut en el Mundial de Uruguay, el camino a Italia es considerablemente más corto. Con una victoria por los pelos contra Austria, el equipo se queda en tercer lugar en Nápoles. En 1938 la selección cae derrotada ante Suiza en octavos de final. En 1942 y 1946, la Segunda Guerra Mundial impide la celebración del torneo. En 1950, Alemania dividida a raíz de la guerra, queda excluida. En este contexto, el triunfo de 1954 cobra una importancia especial. Nueve años después del fin de la guerra, la República Federal se proclamó campeona del mundo por primera vez. En el estadio Wankdorf de Berna, el equipo dirigido por el seleccionador nacional Sepp Herberger y capitaneado por Fritz Walter, del 1. FC Kaiserslautern, derrotó por 3-2 a la prácticamente imbatible Hungría, contra la que aún en la fase de grupos había perdido 3-8. El gol de la victoria en la final lo marcó Helmut Rahn, del Rot-Weiss Essen, en el minuto 84, mientras que el portero Toni Turek, del Fortuna Düsseldorf, al que el reportero de radio Herbert Zimmermann proclamó «dios del fútbol», protegío el título con brillantes paradas.
Veinte años más tarde, el trofeo vuelve a estar en manos alemanas. El 7 de julio de 1974, Gerd Müller, el «Bombardero de la nación», marca el último gol del 2-1 en Múnich frente a una potente selección holandesa liderada por su estrella Johan Cruyff. Así, se olvide, aunque solo temporalmente, una inesperada derrota en la fase de grupos.
En Hamburgo, el equipo capitaneado por Franz Beckenbauer perdió contra la República Democrática Alemana (RDA). En su única participación en un Mundial, la Alemania Oriental derrotó al «enemigo de clase» por 1-0 gracias a un gol de Jürgen Sparwasser, del 1. FC Magdeburg. À propósito: el seleccionador de Alemania Occidental, Helmut Schön, también es nativo de Dresde una ciudad de la RDA. Tras una actuación floja en la Eurocopa de 1984, Beckenbauer asume el mando como entrenador del equipo nacional. Dos años más tarde, sus jugadores llegan a la final del Mundial y caen derrotado por 2-3 en Ciudad de México ante Argentina. El 8 de julio de 1990 se logra la revancha en Roma.
El equipo capitaneado por Lothar Matthäus vence por 1-0. El gol decisivo lo marca Andreas Brehme en el minuto 85 con un penalti. Así el «Kaíser» Franz Beckenbauer se convierte definitivamente en una figura emblemática del fútbol alemán. Más aún después de que él contribuyera de manera decisiva a que el Mundial de 2006 se celebrara en Alemania. Años más tarde, el «artífice del Mundial» se enfrenta a acusaciones de corrupción. Esto empaña el recuerdo del «cuento de hadas» de este verano en el que el equipo de Jürgen Klinsmann quedó tercero.
Desde 2023, es Julian Nagelsmann quien entrena al equipo nacional. En la Eurocopa de 2024, disputada en casa, su selección quedò eliminada de forma desafortunada en cuartos de final. ¿Y en el Mundial de 2026? Parafraseando a Sepp Herberger, se podría decir: «Lo bonito del fútbol es que nunca se sabe cómo va a acabar».
COMENTARIO ARRIBA A LA IZQUIERDA - 1
Rainer Bonhof (izq.) y Uli Hoeneß nuevos campeones del mundo en 1974: con 22 años, son los jugadores más jóvenes de la plantilla; más tarde ambos serán presidentes de sus clubes, el Borussia Mönchengladbach y el FC Bayern de Múnich.
COMENTARIO ABAJO A LA DERECHA - 1
Thomas Müller felicita a Miroslav Klose por su gol marcando el 2-0 provisional contra Brasil en la semifinal del Mundial de 2014. Es el decimosexto gol de Klose en un Mundial, lo que le convierte en el único máximo goleador de la historia del Mundial.
COMENTARIO ARRIBA A LA DERECHA - 2
Oliver Kahn decepcionado, sentado adoscado al palo tras la final del Mundial de 2002 en Corea del Sur y Japón. El «Titán» disputa un torneo magnífico, pero comete un error precisamente en la final contra Brasil, que Alemania pierde por 0-2.
COMENTARIO ABAJO A LA IZQUIERDA – 2
El húngaro Gyula Lóránt (izq.) y Max Morlock en la final del Mundial de 1954 en Berna: la selección de la República Federal Alemana inicialmente va perdiendo por 0-2, pero acaba ganando por 3-2 e inflige a Hungría su primera derrota desde 1950. Morlock marca el gol del 1-2 que acorta la diferencia.